Qui traite la dyspraxie

Qui traite la dyspraxie

La dyspraxie est un trouble du développement moteur qui touche la planification et l’exécution des gestes.
Elle rend difficiles les activités quotidiennes comme écrire, découper ou s’habiller.
Mais concrètement, qui traite la dyspraxie ?
Un ensemble de professionnels spécialisés travaille ensemble pour compenser les difficultés et favoriser l’autonomie.


L’ergothérapeute : le professionnel principal qui traite la dyspraxie

L’ergothérapeute est le principal professionnel qui traite la dyspraxie au quotidien.
Son objectif est d’aider l’enfant à adapter ses gestes, ses postures et ses outils pour mieux vivre avec son trouble.

Les séances d’ergothérapie comprennent :

  • des exercices pour renforcer la coordination œil-main ;
  • l’apprentissage de techniques d’écriture adaptées ;
  • l’utilisation de matériels spécifiques (stylo ergonomique, clavier, outils visuels) ;
  • la mise en place de stratégies pour simplifier les gestes complexes.

Grâce à cet accompagnement, l’enfant gagne en autonomie, améliore sa motricité et retrouve confiance en lui.


Le psychomotricien et l’orthophoniste : des acteurs complémentaires

Le psychomotricien aide à réguler le tonus, la coordination et la perception corporelle.
Il favorise la conscience du geste et la fluidité motrice.
Ses séances permettent aussi de diminuer l’anxiété souvent liée à la peur de rater un mouvement.

L’orthophoniste, quant à lui, intervient lorsque la dyspraxie affecte la planification verbale ou la mémoire de travail.
Il propose des exercices de séquençage, de repérage spatial et d’organisation du langage oral.

Ces interventions conjointes forment un pilier solide pour traiter la dyspraxie de manière globale.


Le rôle du médecin et du neuropsychologue

Le médecin généraliste ou le pédiatre assure la coordination du traitement.
C’est lui qui oriente vers les spécialistes après avoir observé les signes moteurs et scolaires.
Il veille également au suivi des bilans médicaux et au bon déroulement de la prise en charge.

Le neuropsychologue intervient pour analyser les fonctions exécutives (attention, mémoire, planification).
Son évaluation aide à comprendre l’impact du trouble sur les apprentissages.
Il ne traite pas directement la dyspraxie, mais il guide les thérapeutes et l’école dans leurs adaptations.


Le rôle des parents et de l’école dans le traitement

Le traitement de la dyspraxie ne s’arrête pas aux séances thérapeutiques.
Les parents et les enseignants participent activement à la progression de l’enfant.
Ils mettent en place un environnement bienveillant et adapté à ses besoins.

À la maison, les parents peuvent :

  • encourager l’autonomie dans les gestes du quotidien ;
  • valoriser les réussites, même partielles ;
  • répéter les consignes calmement, sans pression.

À l’école, un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) ou un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) est souvent proposé.
Ces aménagements permettent à l’enfant d’utiliser un ordinateur, de bénéficier de temps supplémentaires ou de supports visuels adaptés.

💡 Des conseils concrets pour les familles et enseignants sont disponibles sur LesDys.fr et sur les sites de l’écosystème DYS comme Dysorthographie.fr ou Dysphasie.fr.


Les outils numériques au service du traitement

Le numérique apporte une nouvelle dimension au traitement de la dyspraxie.
Des plateformes comme Dys’tap.io proposent des exercices personnalisés de coordination et de motricité fine.
Les jeux éducatifs numériques permettent d’entraîner la planification gestuelle de manière motivante.

Selon plusieurs études publiées par l’INSERM, la stimulation interactive favorise la progression cognitive et la plasticité neuronale.
En complément du suivi thérapeutique, ces outils renforcent la mémoire visuelle et la concentration.


En résumé

Savoir qui traite la dyspraxie aide à mettre en place une prise en charge globale et cohérente.
L’ergothérapeute en est le pilier, accompagné du psychomotricien, de l’orthophoniste et du médecin.
L’école et la famille soutiennent les progrès chaque jour.
Grâce à des soins réguliers, des outils adaptés et un environnement encourageant, l’enfant dyspraxique peut progresser durablement et vivre plus sereinement.

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